Le Concours national commun : point de passage obligatoire pour les écoles publiques d’ingénieurs

Equipe Entreprendre

Le concours est organisé chaque année en avril n Il est ouvert aux élèves ayant effectué les deux années des classes préparatoires nationales ou étrangères, publiques ou privées. Sur 4 578 élèves des classes préparatoires qui ont passé le concours en 2010, 52,1% l’ont réussi.

L’histoire du Concours national commun d’admission aux grandes écoles d’ingénieurs (CNC) a commencé en 1986 suite à la décision des grandes écoles d’ingénieurs marocaines d’externaliser les deux années préparatoires et d’organiser un seul concours d’intégration en optant pour un système de 3 ans pour le cycle d’ingénieur d’Etat au sein de ces écoles. Par conséquent, le programme des classes préparatoires est devenu commun et normalisé. Selon la direction de la formation des cadres, «le CNC tire sa notoriété du rythme et du niveau élevé du programme des classes préparatoires, il est considéré comme étant le concours scientifique et technique le plus dur et le plus transparent du Maroc». Il a aussi une renommée internationale, car les énoncés de ses épreuves paraissent annuellement dans les périodiques des concours internationaux d’admission aux grandes écoles.
Le CNC est organisé chaque année au mois d’avril au profit des étudiants de la 2e année des classes préparatoires nationales ou étrangères, publiques ou privées dans les filières scientifiques et technologiques (MP, PSI, TSI et BCPST) ou équivalentes.
Les épreuves se déroulent pendant une semaine dans les différents centres des classes préparatoires du pays.
Le candidat est autorisé à participer au concours 3 fois au maximum
L’examen comporte des épreuves communes écrites à l’issue desquelles une admissibilité générale est prononcée. Le jury peut déclarer un certain nombre de candidats «Grands Admis» qui seront dispensés des épreuves d’admission. Le jury peut aussi déclarer une liste de candidats admis avec dispense de l’oral par ordre de mérite en plus des candidats «Grands Admis». Les candidats déclarés Admissibles et qui ne sont pas dispensés de l’oral doivent passer les épreuves communes d’admission (oral). Ceux qui ne se présentent pas à une ou plusieurs épreuves du concours sont éliminés du concours et ne seront pas classés. Les candidats doivent avoir moins de 24 ans au 31 décembre de l’année du concours. Ils sont autorisés à participer au concours 3 fois de suite au maximum, moyennant, à chaque fois, le paiement de frais de dossier de trois cent dirhams (300 DH).
50% des candidats viennent de la filière MP
En 2010, 4 578 élèves des classes préparatoires se sont présentés au CNC. Le taux de réussite est de 52,1% du total. Le plus gros contingent des inscrits vient du public qui en totalise 2 942 (64,3%) contre 1 636 (35,7%) pour le privé. Les taux de réussite sont respectivement de 63,7% et 31,1%. Ils sont 3 560 candidats, soit 77,8% à avoir opté pour la filière maths physiques (MP). Le reste est partagé entre les filières Physique, chimie et sciences de l’ingénieur (PSI), Technologie et sciences industrielles (TSI) et Biologie, chimie physique et sciences de la terre (BCPST), avec respectivement 11,9, 8,5 et 1,8%.
Le plus fort taux de réussite est enregistré en BCPST: sur les 84 candidats qui ont passé l’examen, 76 sont retenus, soit un taux appréciable de 90,5%. Tous les inscrits, donc tous les admis, sont issus du public.
Pour les MP, le public a présenté 57,5% des candidats pour un taux de réussite de 64% contre 42,5% et 30,7% pour le privé. Proportionnellement, les élèves du public s’en sont mieux sortis. Ce n’est pas le cas en PSI où, avec 21,1% des candidats, le privé a obtenu 38,3% d’admis, au lieu de 78,9% et 57,1 % pour le public. Le taux de réussite global est de 53,1 %.
Dans la filière TSI, 62,8% des inscrits sont retenus. Ces lauréats viennent tous du public qui en a présenté 383, dont 245 admis. Aucun des 7 candidats du privé ne s’en est tiré à bon compte.

Brahim Habriche.
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